Quand une culture disparaît, c’est l’humanité qui s’appauvrit...
La culture autochtone représente un véritable trésor
pour le reste de l’Humanité.
Vous pouvez cliquez sur les photos pour agrandir l'image...
Portrait femme Himba
Jeune femme himba de Namibie réalisé en 2004.
Sa dimension hors cadre est de 50 x 65 cm. C'était mon premier portrait réalisé avec des pastels secs en couleur...
Portrait d'une jeune femme Himba réalisé au pastel sec d'après une photo de Jean-louis Rigot . Sa
dimension hors cadre est de 40 x 60 cm réalisé en 2005...Je remercie ce photographe pour son accord.
Portrait d'une femme Himba (eh oui je les adore !!!). Sa dimension hors cadre est de 40 x 50 cm et réalisé en 2006. Ce portrait est vendu...
Portrait d'un homme Himba réalisé en 2006, sa dimension hors cadre est de 40 x 50 cm, pastel sec sur papier Pastel Card.
Voilà la dernière et c'est ma préféré, peut être parce qu'il y a eu plus de touches personnelles, (enfin c'est mon avis !!!) puis elle date de 2007...taille
hors cadre 36 x 56, pastel sec sur papier Pastel Card.
J'aimerai maintenant vous parlez un peu des Himbas, surtout pour ceux qui ne les connaissent pas encore.
Au nord de la Namibie, dans la région du Kaokoland vivent les Himbas. L'un des derniers peuples nomades d'Afrique. Allez voir le mini site de Solenn Bardet dont je vous conseil fortement son livre intitulé "Pieds nus sur la terre rouge"
Le combat des HIMBA pour la terre rouge
"Depuis des années, les Himbas luttent contre un projet qui menace leur identité et leurs traditions : le gouvernement namibien veut en
effet construire un barrage hydroélectrique sur leur terre. Aux chutes d’Epupa, sur la frontière avec l’Angola, la construction de ce barrage engendrerait l’inondation de leurs pâturages et de
leurs sépultures sacrées (de noyer les tombes de leurs ancêtres) qui bordent le fleuve Kunene. Or les rituels funéraires et le rapport aux anciens tiennent une place essentielle dans la culture
himba. Les Himbas sont déterminés à s’opposer coûte que coûte à ce projet : un combat de longue haleine dont dépend leur survie. Des discussions ont été engagées avec le gouvernement namibien,
mais celui-ci refuse d’annuler le chantier pour des raisons économiques…" Le COMBAT DES HIMBA
POUR LA TERRE ROUGE est vraiment un documentaire magnifique...
Réalisateurs Joëlle Chesselet et Graig Matthew. Un superbe reportage qui montre enfin un peuple méprisé qui afronte les grandes puissances
nationales et internationales. Un peuple de pasteur nomade qui ne connait ni salaire ni hypothèque..
Menace sur le peuple rouge en Namibie
Les Himbas ne se font plus guère d’illusions. En 1994, M. Katjira Muniombara, un des sages du Kaokoland, disait déjà au premier ministre : « Tue si tu veux,
mais ne fais pas semblant de demander la permission aux gens. Tue-les au moins proprement ! »
Mayas, Dinkas, Papous, Himbas... Autant d’ethnies que Pierre de
Vallombreuse photographie depuis 20 ans dans les contrées les plus reculées du monde. Pendant ses reportages photographiques, un constat politique s’impose à lui, plus de 5 000
peuples (soit 300 millions de personnes) sont menacés de disparition. Conflits identitaires, discriminations, désastres écologiques, génocides, condamnent ces
peuples à un statut inacceptable. C’est le patrimoine culturel de l’humanité toute entière qui est en danger. L’urgence est grande.
Les Himbas : Namibie
"Ce peuple de pasteurs fut pris dans l’engrenage de la guerre, qui ne le concernait pas, entre l’Afrique du Sud, du temps de l’apartheid et la SWAPO (la guérilla
indépendantiste de Namibie). Les Himbas ont remarquablement survécu à ce drame, tant au plan identitaire qu’économique, ayant réussi à reconstituer leur cheptel. Mais leur situation n’est pas
sans inquiétude face aux projets de construction du barrage d’Epupa qui inondera 380 km2 de pâturages vitaux pour leurs troupeaux et qui menace leur mode de vie pastoral remarquablement
performant" extrait du livre Pierre de Vallombreuse "Peuples",
publié aux Editions Flammarion.
Extrait de rencontre avec Solenn Bardet
Qu’est-ce qui vous semble marquant dans l’histoire récente des Himbas ?
Solenn Bardet : Un événement aux conséquences paradoxales : en 1993, le projet de construction d’un barrage à Epupa, sur le fleuve Kunene,
frontière entre la Namibie et l’Angola. Non seulement ce barrage risquait de détruire le milieu aquatique, doté d’une faune et d’une végétation terrestre endémique, mais aussi allait inonder
environ 200 km2 des meilleures terres de pâturage Himbas, sans compter la submersion de tombes d’ancêtres de la plus haute importance. Si ce barrage avait été fait, il aurait créé de nombreux
problèmes, mais en même temps, le fait qu’ils aient eu à se battre pour empêcher sa construction a eu de nombreux effets positifs. Lors des premières réunions contre le barrage, ils passaient
leur temps à se disputer pour savoir qui était Himba et qui ne l’était pas. À l’époque, les Himbas n’avaient aucune conscience d’être une minorité et ils se moquaient du monde extérieur. Mais
grâce à cette menace, ils ont mieux pris conscience de qui ils étaient. Ils ont commencé à s’intéresser à ce "reste du monde"..., les Himbas ont vite compris que les Occidentaux étaient très
sensibles à l’histoire des tombes. Ils se sont servis de cet argument pour faire pression, alors qu’en fait par le passé, ils n’ont eu aucun mal à déplacer ces tombes "sacrées" dès que
nécessaire... De fait, ils ont utilisé notre respect des choses sacrées comme levier...
Quels défis doivent-ils relever pour le futur ?
S. B. : En visitant les grandes villes, les Himbas sont attirés par certaines choses. Et s’ils augmentent leurs besoins, il leur faudra accroître leur cheptel, ce
que la terre du Kaokoland ne peut pas supporter. Ainsi, tout ce qui est de l’ordre des projets de développement doit être mené avec précaution, car cela peut détruire l’équilibre subtil de leur
vie. En 10 ans, leur conscience du monde extérieur a complètement changé. Ils voient qu’ils ne peuvent plus continuer à vivre comme ils le font aujourd’hui. C’est aussi pour cela qu’ils ont
choisis comme chef une femme, Katjambia Tjambiru (ma maman d’adoption), pour répondre à ce défi : trouver comment préserver leurs traditions tout en s’adaptant aux temps nouveaux. La Namibie a
lancé récemment un plan de développement du Kaokoland. Ce n’est pas leur choix mais ils vont devoir se confronter à cette réalité.
Un patrimoine en danger
Les Himbas ont accepté de vivre sur un territoire dont personne ne voulait, le désert du Kaokoland. Jusqu'à une date récente ils ont su entretenir, maintenir et
protéger leur mode de vie et leurs traditions. Mais devant l'afflux parfois non contrôlé de touristes, certains Himbas parmi les plus jeunes cèdent aujourd'hui aux tentations d'un monde qu'ils
découvrent. On a ainsi vu certains jeunes vendre les bijoux et parures traditionnelles de leur famille contre de l'alcool ou des t-shirts ramenés par des touristes.
Pour aider les Himbas à préserver leur culture, leurs traditions et se protéger des méfaits d'une modernité qui leur serait imposée, une association a vu le jour.
Créée par Katjaimbia Tjambiru, une femme chef de tribu Himba et Solenn Bardet, géographe et écrivain qui a partagé la vie des Himbas entre 1993 et 1996, l’association Kovahimba (loi 1901 qui
signifie « avec les Himbas ») s’est donnée pour objectif d’aider ce peuple nomade de Namibie à protéger et à valoriser sa culture ancestrale, condition nécessaire pour sa reconnaissance, son
développement et le respect de ses droits en Namibie et dans le monde.
Parmi les propositions faites par l'association on trouve avant tout le maintien des conditions qui permettent l’élevage nomade, la création d'une organisation de
maîtrise des flux touristiques, l’accompagnement du tourisme dont les Himbas devraient légitimement tirer bénéfice et enfin la représentation des Himbas dans les instances internationales.
« Ils sont à une phase de leur histoire très importante, car depuis quelques années ils se sont ouverts au monde et le monde, notamment occidental, est allé vers
eux avec tout ce qu’un tel changement peut apporter de positif et de négatif. Cette situation récente a ouvert les yeux de certains, en a mis d’autres en péril. (...) C’est d’abord leur
affaire. Les aider ou mieux les accompagner, n’a de sens que si c’est une réponse à leur demande dès lors qu’ils souhaitent que d’autres savoirs croisent les leurs. » Solenn Bardet.
Comment aider les Himbas ? (voir l'article sur le site France 2)
Copyright Gérard Morel
Christian de Bray
Mes coups de coeur :
Jean-louis Rigot "A travers mes rencontres avec les populations les plus
reculées du globe et au contact des plus anciennes civilisations de notre terre, j'ai ramené beaucoup de souvenirs et des images que je vous invite à partager ici".
Maurice Chatelain - Photographe accompagnateur,
Naturaliste.
Gérard Morel
PEUPLE HAMAR (région Peuples du Sud, zone Omo Sud) ce n'est pas le peuple Himba mais
les photos sont superbes.....
Les femmes rouges du Kaokoland :
Il y a aussi un documentaire intéressant sur l'histoire d'un enfant Himba, responsable du bétail de son oncle : Peuples de légendes
- Volume 2 - Les Himba de Namibie - réalisateur « Alain Bourrillon ».
Puis bien sur La Piste, Film français de Eric Valli sortie le 08 Février 2006 et tourné en Namibie, au cœur de l’Afrique Australe.
Le tournage du film. Aller – retour de la lune
(Extrait du tournage du film)
Pour en savoir plus sur Eric VALLI je vous conseille d'allez faire un tour sur son site officiel, c'est un très beau site présentant ses films récents, ses
photos, sa biographie, ses cartes postales.....
Voici une photo de l'artiste que vous pouvez mettre en fond d'écran sur votre ordinateur, ses photos son vraiment très belles....
Cliquez sur l'mage pour allez sur son site :
Si vous avez des documents, des informations récentes, des photos,ou même des vidéos sur le peuple Himba, vous pouvez
soit me laisser un commentaire ou bien me contacter, cela me ferait plaisir.....merci...
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