Lundi 25 février 2008
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« une belle brune vaut mieux qu’un combat perdu d’avance… »
Voici un court métrage, un petit chef d'oeuvre, un super dosage : poétique et mélancolique.
Je me lasse pas de le revoir, c'est assez rare qu'un cout métrage puisse dégager autant d'émotions en à peine trois minutes.
Pierrick Servais
Réalisé en 2004, diffusé en 2005
Synopsis : Si tous les enfants veulent devenir astronautes, c'est pour se barrer de
cette Terre où ils devront vivre toute leur vie...
J'ai vomi dans mes cornflakes
Les paroles du film :
Si les enfants veulent tous devenir astronautes, c'est pour se barrer de cette terre où ils devront vivre toute leur vie.
Ensuite ils grandissent, oublient la NASA à cause d'un 5 et demie en math.
Ils écoutent du black-métal et vomissent la bière vendue par packs de trente.
Ils se haïssent eux-mêmes sans trop savoir pourquoi.
Le Lycée leur apprend les modalités de l'échec, de l'humiliation, de la clope, et du suicide.
Ceux qui auront leur BAC se ruineront en malibu-coca.
Puis, le soleil éclaire un peu plus leur chemin.
Ils voient un peu mieux l'avenir parce qu'il n'y en a pas.
Ils se psychanalysent eux-mêmes en découvrant que tout ça, ce n'est peut-être pas seulement de leur faute.
Alors on se met à faire de la politique. Un autre monde est possible. Le changer serait tellement cool.
Ils achètent des T-shirts avec des étoiles rouges, et trouvent le mot "révolution" très beau, ça ressemble à revolver, mais surtout à évolution.
Ils arrêtent de manger du MacDo, refusent d'être français, ne regardent plus la météo; de toute façon demain...
Il pleuvra...
Le doute se mêle à leur tentatives, vaines, forcément; pourquoi refaire le monde, puisqu'il va péter.
Et puis ils se rendent compte que boire une bière fraîche avec une belle brune, c'est pas si mal.
Le regard d'une fille vaut mieux qu'un combat perdu d'avance.
L'amour pas la guerre, ce genre de conneries.
On emmerde une dernière fois la société, puis on revend son poster du Che.
Cette fille devient notre femme, la bière fraîche devient notre bide.
On s'entasse dans un meublé qu'il faudra payer. Un boulot et puis une bagnole, avec l'ouverture centralisée et la clim en option.
On économise pour Noël, il y a un peu de soleil à la plage...
On devient gros, moche, aigri; les p'tis cons arrêtent des jouer dans notre pelouse, et on se souvient qu'avant on avait des projets.
On se souvient...
On était jeune, plein d'idées, tout ça pour rien...
Parce que maintenant, on attend comme tout le monde son abonnement au programme télé; alors, avant de mourir, on va voir son petit fils. Il veut devenir astronaute.
Deviens-le, c'est ta seule chance.
Analyse de J'ai vomi dans mes cornflakes d'après Oriane Barbey
Le site du réalisateur Pierrick Servais
Personnellement, ce court métrage, n'est pas si noir qu'il en à l'air..
Oh mourir, et s'apercevoir qu'on n'a pas vécu !
Combien de personnes de plus de 65 ans regrettent la manière dont elles ont vécu ?
Beaucoup doivent se dire qu'elles auraient mieux fait de moins se préoccuper de choses sans importance et de passer plus de temps à faire ce qu'elles aimaient...
Imaginer que vous soyez sur votre lit de mort. Un ange vous parle, et vous le suppliez de vous donner une autre chance..Puis l'ange accepte, mais juste une année
supplémentaire...
La grande question est de savoir ce que vous feriez de cette dernière année ?
J'interprète ainsi le message du réalisateur de ce court métrage : Au lieu de perdre le risque de regretter plus tard d'être passé à côté de votre vie, efforcer
vous de concrétiser la plupart de vos rêves.
Si tu veux devenir astronaute, deviens le c'est ta seule chance.....
Par sablemouvant
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Publié dans : Mes états d'âme
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Comment fait on quand on a plus de rêves, quand on ne sait plus en quoi croire? Mes grands parents croyais en Dieu, mes parents au PS, et maintenant je n'ai pas d'autre alternative que de croire au fric ou aux marques... Je pense que pour avoir des rêves, il faut tout d'abord croire en des choses justes. Quand des croyances sont réduites à des choses aussi superficielles, on se retrouve vite sans rêves. Notre société occidentale s'aseptise de plus en plus (à cause, en partie, de ce système soit disant idéal) sans que ça n'ai l'air de déranger personne... Occident et rêve personnel sont pour moi contradictoires... Les gens qui prennent la peine de se poser des questions (hélas trop peu) deviennent très vite fatalistes et aigris... Enfin je suis qu'un petit citoyen venant d'arriver dans la phase: "pourquoi refaire le monde puisqu'il va péter?" ... Je n'ai peut-être déjà plus qu'à attendre mon programme télé...
vraiment trop belle cette chason
A bientôt!
Olivier
Just... Wonderful.

I love !
Merci =).
Tout cela est tellement triste, mais tellement vrai !
Je ne suis que de passage ^.^
* Babayye. =)
un grand bravo et +5 à toi
Ben comme dirait Edith Piaf...
Non, rien de rien , je ne regrette rien...
Bisous, sabine